La Balise d’Antioche et les naufrages

balise d'antioche

Un récif, une tour, une épave encore bien visible, c’est Antioche. Les habitants du nord de l’île ont toujours été fascinés par le rocher d’Antioche.

Par gros temps, la mer est particulièrement déchaînée sur ce récif et dans le pertuis qui l’entoure: des vagues énormes déferlent sur la balise, la prennent d’assaut, et les creux y atteignent parfois 15 mètres.

On y a répertorié dans ses parages des dizaines de fortunes de mer en un siècle.

Durant tout le moyen-âge, le rocher d’Antioche constitue un danger redoutable, car il est situé sur une route fréquentée par de nombreux navires. A cette époque, notre région est en effet le centre d’un commerce très intense dont le vin et le sel sont les 2 fleurons. Pourtant, malgré ce trafic maritime intense, l’approche de nos îles, et les dangers du pertuis d’Antioche en particulier ne sont pas signalés.

En 1913, on décide d’édifier, sur le rocher lui-même, une tour destinée à recevoir un feu lumineux et un signal sonore fonctionnant par temps de brume.

La construction commencera alors en 1917 et la mise en service aura lieu en 1925.

Cette tour prendra donc la forme d’un fût conique de 20 mètres de hauteur en maçonnerie pleine, avec un parement en pierres de Saintonge.

Lieu de naufrages, des navires et leurs équipages ont été portés disparus, les naufrages ayant eu lieu par mer très grosse, temps bouché ou de nuit. D’autres se sont échoués sans grands dommages, le temps d’une marée.

A partir de 1925, lors de la mise en service de la tour, les naufrages y sont plus rares.

Tous ces naufrages ont laissé une trace dans la mémoire des anciens et notamment celui du Port Calédonia le 2 décembre 1924, le plus marquant pour la population de Saint-Denis.

Voici un petit reportage réalisé par France 3 sur le naufrage du Port Calédonia:
La légende des naufrageurs

Sur les côtes de Saintonge et principalement dans l’île d’Oléron, l’expression « faire tanguer l’âne » est entrée dans la légende. La légende raconte qu’on attachait une lanterne allumée au cou d’un baudet dont les pieds étaient légèrement entravés par une corde. Conduit auprès du rivage, l’animal faisait osciller la lanterne qui, de loin, semblait être à bord d’un vaisseau. Induits en erreur par ce fanal, les navigateurs qui croyaient suivre un passage navigable se dirigeaient en fait droit sur le rivage. Les naufrageurs n’avaient plus alors qu’à s’emparer de la cargaison des navires naufragés et des biens des voyageurs.

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